Chambéry - Grenoble - Paris - St Nazaire - Nantes - Lyon - Annecy | +33 (0)4 79 75 76 29​

Article

Formation interne ou séminaire d’équipe hors les murs : comment choisir le lieu

Organiser une journée de formation interne ou un atelier d’équipe ailleurs qu’au siège est devenu une décision courante pour les RH et les responsables formation de TPE-PME. Le choix du lieu n’est pas un détail logistique : il fixe le nombre de participants réellement accueillis, les formats pédagogiques possibles dans la pièce et le temps de trajet imposé à chacun. Les critères qui suivent sont ceux à vérifier avant de signer une réservation, quel que soit le type d’espace retenu.

Ces critères valent pour un centre d’affaires, un hôtel séminaire ou un espace de travail partagé. En périphérie rennaise, il est par exemple possible de louer une salle de formation au nord de Rennes à la demi-journée ou à la journée, un mode de réservation utile quand le format retenu ne remplit pas une journée entière.

L’essentiel en quelques lignes : la capacité annoncée d’une salle dépend de sa configuration, l’équipement de projection et de visioconférence doit être vérifié avant et non le jour même, l’acoustique compte autant que la surface sur une journée complète, et l’arbitrage entre location ponctuelle et abonnement se tranche en comptant le nombre réel de sessions annuelles.

Pourquoi sortir du siège pour une session de formation

La première raison est arithmétique. Selon l’Insee et la Dares (Insee Analyses n° 105, paru le 5 mars 2025), le télétravail concerne au premier semestre 2024 plus d’un salarié du secteur privé sur cinq, sur un rythme hybride proche de deux jours par semaine en distanciel. La journée où toute l’équipe est physiquement réunie est donc devenue rare, et elle se cale sur les disponibilités communes de plusieurs agendas hybrides. Autant ne pas la faire dépendre d’une salle dont les limites se découvrent le matin même.

Cette bascule est récente et rapide. La Dares (Dares Analyses n° 64, 5 novembre 2024) mesure que la part des salariés pratiquant le télétravail au moins occasionnellement est passée de 9 % en 2019 à 26 % en 2023. Le télétravail intensif, à trois jours ou plus par semaine, culmine à 18 % en 2021 avant de redescendre à 5 % en 2023 : le point d’équilibre s’est stabilisé sur un format hybride, pas sur un retour au tout présentiel.

La seconde raison tient à l’attention. Dans les locaux de l’entreprise, une session de formation est interrompue par les sollicitations habituelles : un client au téléphone, un collègue qui passe la tête, un dossier urgent entre deux modules. Sortir du siège crée une frontière nette, qui protège la journée et signale aux participants que le temps investi est réel.

La troisième raison est plus discrète : la neutralité du lieu change les prises de parole. Un atelier de cadrage ou une séance de codéveloppement fonctionne mieux quand personne n’est assis à sa place habituelle, et quand la salle n’est pas celle où se tiennent les réunions de direction. C’est un effet recherché dans la conception des séminaires et des journées de team building, et il joue tout autant sur une journée de formation interne, sans qu’il soit besoin d’un dispositif d’animation particulier.

Ce qu’il faut vérifier avant de réserver la salle

La configuration commande la capacité réelle

La capacité affichée d’une salle correspond en général à sa configuration la plus dense, chaises alignées face à l’écran. Une pièce donnée pour quinze personnes dans ce format en accueille nettement moins en U ou en îlots de quatre, parce que chacun a besoin d’une table pour écrire et d’un espace de circulation. La question à poser au gestionnaire n’est donc pas la capacité de la salle, mais sa capacité dans la configuration prévue.

Deuxième question dans la foulée : le mobilier est-il déplaçable, et par qui. Une formation qui alterne apports théoriques le matin et travaux en sous-groupes l’après-midi suppose de pouvoir reconfigurer la pièce en dix minutes. Si les tables sont fixes ou trop lourdes, le format pédagogique s’adapte au mobilier, ce qui est exactement l’inverse de ce qu’on cherche.

L’équipement de projection et de visioconférence

Un écran ou un vidéoprojecteur ne suffit pas à décrire un équipement. Trois vérifications concrètes évitent la perte de temps du matin : le type de connectique disponible et la présence d’adaptateurs USB-C, l’existence d’un paperboard ou d’un mur inscriptible, et le débit réel de la connexion si la session prévoit des démonstrations en ligne.

Si une partie de l’équipe suit à distance, l’exigence monte d’un cran. Il faut savoir si la salle dispose d’une caméra et d’un micro d’ambiance, ou si l’ensemble repose sur l’ordinateur portable de l’animateur. Dans ce second cas, les participants distants entendront mal les échanges de la salle, ce qui suffit à les faire décrocher avant la pause.

Le confort acoustique et le rythme de la journée

Sur une réunion d’une heure, l’acoustique passe inaperçue. Sur une journée de formation, elle pèse sur la capacité d’écoute du groupe, en particulier l’après-midi. Les salles vitrées, esthétiques et lumineuses, laissent souvent passer le bruit des espaces voisins. Il vaut la peine de demander ce qui se trouve derrière la cloison, et de se méfier d’une salle mitoyenne d’un espace de restauration ou d’une machine à café.

Le rythme se prépare aussi en amont. Sur une journée complète, il faut un endroit où sortir de la salle aux pauses, sans quoi les participants restent devant leur écran et reviennent moins disponibles l’après-midi. Sur la restauration, deux questions suffisent : ce que couvre exactement la formule proposée, et si un traiteur extérieur est autorisé.

L’accès, le stationnement et le trajet des participants

Le lieu le plus pratique n’est pas forcément le plus proche du siège, mais celui qui minimise la somme des trajets de l’ensemble du groupe. Pour une équipe dispersée entre plusieurs sites ou en télétravail dans un rayon large, un lieu en périphérie, accessible par la route et doté d’un parking, fait souvent mieux qu’une adresse en centre-ville où chacun cherchera une place.

Cette question a aussi une dimension environnementale directe. L’Ademe rappelle, sur son site dédié à la communication responsable, que lorsqu’on organise un événement, les déplacements des participants représentent souvent le poste d’émission de CO2 le plus conséquent. Choisir un lieu bien situé pour le groupe, et non seulement pour l’organisateur, est donc le levier le plus efficace sur le bilan de la journée.

Location ponctuelle ou abonnement : comment trancher

La comparaison ne se fait pas sur le prix affiché de la journée, mais sur le coût complet d’une session : location de la salle, restauration, matériel éventuellement facturé en supplément, et temps de trajet de l’équipe. Ce dernier poste est le plus souvent oublié alors qu’il pèse lourd, puisqu’il se compte en heures de travail multipliées par le nombre de participants.

La méthode d’arbitrage tient en trois chiffres à poser sur une feuille : le nombre de sessions réellement organisées sur les douze derniers mois, le coût complet moyen d’une session, et le montant de l’abonnement envisagé. Le premier chiffre est celui à établir avec le plus de rigueur : il doit compter les journées effectivement tenues sur l’exercice écoulé, pas celles qui étaient prévues au plan de formation. Tant que le total annuel des locations ponctuelles reste inférieur à l’abonnement, la souplesse de la réservation à l’unité l’emporte.

Deux clauses méritent d’être lues avant de signer, dans les deux cas : le délai d’annulation sans frais, et ce qui se passe si le groupe s’agrandit de deux ou trois personnes entre la réservation et la date. Une formation dont l’effectif final n’est connu qu’à quinze jours ne s’accommode pas d’un contrat rigide.

Questions fréquentes

Comment savoir si une salle est réellement adaptée au nombre de participants ?

Demander la capacité annoncée pour la configuration prévue, et non la capacité maximale. Une salle donnée pour quinze personnes en théâtre en accueille sensiblement moins en U ou en îlots. Vérifier dans le même échange que le mobilier peut être déplacé si la journée alterne plusieurs formats de travail.

Peut-on organiser une formation professionnelle dans un espace de travail partagé ?

Oui, à condition de traiter l’espace comme n’importe quel lieu de formation : capacité par configuration, équipement de projection, acoustique de la salle et accès. Quand la salle se loue à l’heure ou à la demi-journée, le format s’y prête bien pour les sessions courtes et les parcours fractionnés sur plusieurs semaines, sans payer une journée complète à chaque module.

Que prévoir si une partie de l’équipe suit la session à distance ?

Une caméra et un micro couvrant l’ensemble de la salle, un débit suffisant, et un animateur qui reformule à voix haute les interventions faites dans la pièce. Sans ce dernier point, les participants distants ne suivent que la moitié de la conversation, même avec un matériel correct.

Sources

Insee et Dares, Insee Analyses n° 105, Télétravail et présentiel : le travail hybride, une pratique désormais ancrée dans les entreprises, paru le 5 mars 2025. Dares, Dares Analyses n° 64, Comment évolue la pratique du télétravail depuis la crise sanitaire, 5 novembre 2024. Ademe, site de la communication responsable, fiche Simulateur Impact Transport, publiée le 18 février 2025.

Vous souhaitez aller plus loin ?

Ces formations peuvent vous aider !

Best-seller

Formation Découvrir les fondamentaux de la facilitation

Faciliter pour faire émerger des solutions durables
1 jour
Best-seller

Formation Fondamentaux du management 2

Comprendre les fondamentaux du management
1 jour
Best-seller

Formation Animer les collectifs et renforcer la coopération

Utiliser l'intelligence collective au service des équipes
1 jour
Best-seller

Formation Développer les compétences des collaborateurs et accompagner l’autonomie

Trouver la bonne posture pour accompagner durablement ses managés
1 jour
Best-seller

Rechercher un emploi après un CDD

Valoriser son parcours tout en se projetant vis-à-vis des attentes du marché du travail
Durée : 3 jours
Best-seller

Conduire le changement avec des bénévoles

Embarquer, mobiliser et transformer durablement les pratiques
Durée : 2 jours