En 2025, la discrimination au travail reste une réalité. Remarques déplacées, inégalités de traitement, mise à l’écart… Ces situations sont pesantes, violentes, et ont un impact profond sur le bien-être des équipes ainsi que sur la culture d’entreprise. Dans cet article, Nicomak vous explique comment réagir quand vous êtes témoin ou victime de discrimination au travail.
Identifier et reconnaître la discrimination
Reconnaître ce qui constitue une discrimination est essentiel, et pas toujours évident. En effet, la discrimination ne se limite pas à des insultes ou à un refus d’embauche. Elle peut aussi prendre la forme d’une blague récurrente, d’une promotion refusée sans raison objective, ou d’une mise à l’écart d’un projet.
Par ailleurs, si les discriminations directes sont plus faciles à identifier, il est également nécessaire de savoir reconnaître les discriminations indirectes :
- Une discrimination directe. Il s’agit d’une situation dans laquelle un collaborateur ou une collaboratrice est traitée de manière moins favorable qu’une autre dans une situation comparable, sur le fondement d’un critère mentionné par la loi. Par exemple l’origine, le genre, la situation de famille, l’état de santé, le handicap, l’âge, le nom de famille, etc.
- Une discrimination indirecte. Quand une disposition, un critère ou une pratique neutre en apparence est susceptible d’entraîner, pour l’un des motifs mentionnés ci-dessus, un désavantage particulier. Seule exception : lorsque cette disposition, ce critère ou cette pratique est objectivement justifiée par un but légitime, et les moyens pour réaliser ce but sont nécessaires et appropriés.
Réagir face à la discrimination en tant que victime ou témoin
En tant que victime, il faut absolument documenter les situations (dates, témoins, messages…) et en parler à une personne de confiance : manager, RH, ou référent diversité. Certaines entreprises disposent d’une procédure interne ou d’une boîte de signalement garantissant leur confidentialité.
L’objectif n’est pas de « faire scandale », mais de faire cesser une situation injuste et d’éviter qu’elle ne se reproduise. Si la hiérarchie directe n’écoute pas, il est possible de solliciter un représentant du personnel ou un médiateur externe.
En tant que témoin, vous pouvez aussi réagir face à la discrimination :
- Réagir sur le moment, avec calme : “Je ne suis pas à l’aise avec ce que je viens d’entendre”. Cela permet de ne pas banaliser les violences, et d’agir en allié ;
- Soutenir la personne concernée après l’incident, l’écouter, et l’encourager à signaler les faits, voire l’accompagner dans sa démarche si elle le souhaite ;
- Relayer l’information via les canaux internes si la personne concernée n’ose pas le faire (sans nommer la victime).
Le silence, même par gêne, peut être perçu comme une approbation tacite. Oser intervenir, c’est déjà contribuer à une culture plus juste.
Construire une culture d’inclusion
Réagir, c’est indispensable. Mais prévenir, c’est durable et ça pose les bases. Voici des pistes d’actions structurantes pour construire une culture d’inclusion et vous engager contre la discrimination :
- Rédiger une charte éthique claire, et la faire vivre au quotidien grâce à un réseau d’ambassadeurs de la charte éthique ;
- Proposer des formations régulières pour sensibiliser managers et équipes aux biais et micro-agressions, et les aider à développer une posture d’allié ;
- Assurer un suivi des signalements et un retour transparent aux collaborateurs ;
- Choisir et mettre en place des indicateurs de diversité et d’équité intégrés à la stratégie RH, dont l’équipe est formée à la non-discrimination à l’embauche …
Placer l’éthique et l’humain au cœur du management n’est pas seulement une question de conformité : c’est un véritable levier de performance, d’engagement et d’innovation. Grâce à notre formation Manager la diversité et prévenir les discriminations, les expertes et experts Nicomak vous accompagnent dans votre démarche pour améliorer durablement vos pratiques. On s’appelle ?