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RPS et santé des femmes

RPS et Santé des femmes

Les risques psychosociaux (RPS) peuvent toucher l’ensemble des collaborateurs. Cependant, les femmes sont davantage exposées à certains facteurs de risque, notamment liés à l’organisation du travail ou aux stéréotypes de genre. Comprendre les dynamiques genrées permet non seulement d’améliorer la qualité de vie au travail, mais aussi de construire un environnement réellement équitable et performant. Dans cet article, Nicomak se penche sur les RPS et la santé des femmes. Alors c’est parti !

RPS et santé des femmes : des facteurs de risque amplifiés

Depuis plus de 20 ans, les indicateurs de santé au travail des femmes se dégradent. En effet, l’absentéisme pour raison de santé a augmenté, et est plus élevé que pour les hommes. Les expositions différenciées aux risques pro peuvent s’expliquer de plusieurs manières, notamment :

  • Les métiers occupés en majorité par des femmes (soins, services à la personne, entretien, enseignement…) sont parmi les plus à risques vis-à-vis des RPS, compte tenu de leur pénibilité physique et/ou psychique ;
  • Les femmes occupent plus des postes moins qualifiés, avec des contrats précaires ou à temps partiel, et des horaires décalés. Cela engendre un stress économique supplémentaire ;
  • Les actions de prévention sont souvent insuffisantes, tout comme les aménagements ergonomiques de l’environnement de travail ;
  • Un déséquilibre vie pro / vie privée. Bien que l’Observatoire des inégalités souligne des progrès dans le partage des tâches domestiques, les femmes cumulent souvent leur charge de travail professionnelle et une charge mentale domestique supérieure. Par exemple, la gestion de la logistique familiale (RDV, organisation du quotidien, gestion des imprévus…) repose encore majoritairement sur elles. Ce double rôle agit ainsi comme une source de tension continue. Notons également qu’il y a davantage de familles monoparentales chez les femmes.

En parallèle, le monde professionnel exige une disponibilité importante, un rythme soutenu, une capacité à absorber les urgences et à gérer des objectifs exigeants. Ce cumul crée un terrain favorable à l’apparition de stress chronique, de fatigue décisionnelle ou d’un sentiment d’éparpillement permanent.

Une reconnaissance des RPS insuffisante

La pénibilité et la complexité du travail effectué par des femmes ne bénéficient pas toujours de la même reconnaissance que dans le cas de leurs homologues masculins. Cette asymétrie se manifeste par :

  • Une sous-évaluation des responsabilités réellement assumées,
  • Moins de feedbacks positifs,
  • Une progression de carrière plus lente,
  • Une charge administrative ou relationnelle supplémentaire rarement comptabilisée.

Le manque de reconnaissance fragilise l’estime de soi, crée un sentiment d’injustice et se fait l’ennemi de l’engagement. Pour les femmes, cette sous-valorisation se combine souvent à des biais sexistes qui renforcent la distribution inégale des missions. Résultat : davantage de travail, mais moins de valorisation.

Comment agir pour réduire les RPS et améliorer la santé des femmes au travail ?

Diminuer les RPS et contribuer à améliorer la santé des femmes nécessite un engagement au niveau organisationnel. Vous pouvez activer plusieurs leviers, parmi les suivants :

  • Clarifier et prioriser les missions. Limiter les injonctions contradictoires, définir les marges de manœuvre, réguler les charges de travail ;
  • Valoriser le travail invisible. Reconnaître l’importance des tâches organisationnelles ou émotionnelles souvent effectuées par les femmes, et ajuster les responsabilités en conséquence ;
  • Former tous les collaborateurs à la posture d’alliés ;
  • Développer une culture de la reconnaissance. Notamment par des feedbacks réguliers, encouragements, célébration des réussites, mise en lumière des compétences clés…
  • Offrir des espaces de respiration psychologique. Temps de pause de qualité, dispositifs de soutien, formation à la gestion du stress et à l’assertivité au féminin, par exemple ;
  • Agir sur l’équilibre vie pro/vie perso. Horaires flexibles, planification anticipée, ajustements temporaires en cas de surcharge ponctuelle, répartition équitable des charges d’équipe…

En mettant en place une démarche de prévention et de gestion des RPS, vous pouvez réduire les facteurs de risque tout en renforçant les capacités individuelles et collectives à faire face. Vous vous demandez comment intégrer la prévention des RPS à une démarche de bien-être au travail pour favoriser l’attractivité de votre entreprise ? Notre formation dédiée à cette question vous accompagne dans votre démarche. On s’appelle ?

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