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Le stress ne connaît pas de saison

Les Echos, le 06 août 2010.

Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas en automne ou en hiver que l'on assiste le plus à des actes désespérés ou extrêmes.
La raison ? La chaleur, bien sûr, qui exacerbe plus que d'habitude la sensibilité des personnes, mais aussi l'atonie de la pause estivale. « Le sentiment d'isolement est souvent plus grand pendant les mois d'été et peut être accentué aussi bien par la surcharge de travail due à l'absence des collègues que, au contraire, par une moindre charge de travail. (…) L'été, nous constatons toujours une hausse des appels aux numéros verts que nous mettons en place avec les entreprises », explique Jacques Rondeleux, de l’Institut d’accompagnement psychologique et de ressources (IAPR).
Les numéros verts peuvent donc constituer une aide utile dans ces situations, et même si le marché est encore embryonnaire, ceux-ci sont de plus en plus souvent utilisés, discrètement, par les entreprises. Les salariés semblent en effet plus enclins à parler à une personne extérieure à leur lieu de travail. « Lorsque nous avons des appels alarmants, nous alertons les services chargés des ressources humaines », explique-t-on chez Psya (cabinet spécialisé dans la gestion des risques psycho-sociaux). Ces derniers indiquent que les pics d’appels se produisent le dimanche soir entre 19 et 23 heures et, bien évidemment, en période de plan de sauvegarde de l'emploi.

Les terres de la discrimination

Le Monde, 10 août 2010. 

Un amendement au projet de loi sur l'immigration proposera fin septembre à l’Assemblée Nationale l'interdiction de la discrimination liée au lieu d'habitation dans l'accès à l'emploi, une discrimination à laquelle se heurtent souvent les résidents des quartiers défavorisés. Dès lors, les plaintes dans ce domaine seraient recevables par les juges et par la Halde.
Récemment, le Centre d'études de l'emploi (CEE) vient de démontrer à nouveau l'existence d’une discrimination territoriale dans un document intitulé "Les effets du lieu de résidence sur l'accès à l'emploi : une expérience contrôlée sur des jeunes qualifiés en Ile-de-France".
Le centre d’étude a prouvé à la suite d’un testing important (3700 envois de candidatures de plusieurs candidats fictifs créés selon leur lieu d’habitation, leur nom de famille, etc) que la discrimination territoriale touche exclusivement les femmes habitant dans les communes défavorisées. Selon les chercheurs, il existe donc "un effet spécifique et important du lieu de résidence sur l'accès à l'emploi", concluent les chercheurs

Quand la différence s'exporte

Les Echos, 06 Août 2010.

Bien que les Etats-Unis soient sortis tardivement de la discrimination raciale, de multiples programmes semblent démontrer la rapide avance du pays en matière de diversité. En place depuis soixante ans l’ « International Visitor Leadership Program » tente de faire le lien entre les futures élites de presque tous les pays du monde avec les Etats-Unis.
Ce programme recrute les heureux élus de manière innovante depuis vingt ans, selon ce qu’on nomme là-bas le « diversity management » : les grandes écoles ne forment plus les principaux viviers de recrutement, remplacés depuis par des initiatives moins encadrées telles que la création d’un magazine ou d’un think tank. Et les représentants de la diversité française semblent de ce point de vue intéresser outre-atlantique. 

A partir d'une liste crée par l’attachée culturelle de l’ambassade américaine à Paris, Lora Berg  et sur le travail de reconnaissance en diversité effectué par Randiane Peccoud ; des invités de tous les horizons ont été conviés cette année. 

Les participants semblent satisfaits : les Etats-Unis leur portent un intérêt qu'ils disent ne pas recevoir en France. « Les mêmes personnes qui sont discriminées en France sont promues aux Etats-Unis », résume Rokhaya Diallo. « J'ai envoyé un tract sur mon think tank aux députés français ; personne ne m'a répondu. Par contre, ça a enthousiasmé plusieurs membres du Congrès américain », ajoute Reda Didi. 
Ils assurent toutefois ne pas avoir mis leur sens critique dans la poche pour succomber à un nouveau rêve américain. 


Petit-déjeuner thématique : l'éthique en entreprise

Le 8 juillet 2010, autour de plus de 40 personnes, le petit-déjeuner thématique organisé par Nicomak autour de la question de l'éthique en entreprise après la crise aura réussi à drainer des interventions de qualité et à rendre intelligible la manière dont les entreprises parviennent à intégrer l'éthique à leurs pratiques professionnelles.
A l'issue d'une brève chronologie soulignant la manière dont l'éthique s'est imposée en entreprise ces vingt dernières années, les intervenants se sont attachés à décliner cas concrets et difficultés liés aux différences culturelles, à l'adaptation de discours parfois lointains, et aux bénéfices engendrés par de telles mises en oeuvre.
La question de la durabilité de ces pratiques était implicite dans un contexte de sortie de crise, et une volonté commune d'oeuvrer en ce sens s'est ressentie. 
Cet événement aura aussi été l'occasion de répondre à un dilemme puisé dans l'outil Ethimak, et de continuer ainsi à souligner la nécessité de prendre en compte la notion de culture d'entreprise pour parvenir à établir des pratiques et recommandations claires, notamment au sein des chartes éthiques et autres codes de conduite. 

 Il est toujours possible de commander les actes de cette rencontre.



 

« Dodd-Frank Act » et transparence des industries extractives.

Novethic, première publication le 28 juillet 2009

Votée le 15 Juillet dernier par le Sénat américain, la réforme intitulée Dodd-Frank Act présente de nombreuses avancées, telles qu'une limitation dans la taille des banques, un encadrement de la spéculation, ou encore la création d’un « Bureau of Consumer Financial Protection » (« bureau de protection financière du consommateur »). [...]
La réforme Dodd-Frank Act exige également que les entreprises publient, pays par pays, les commissions qu’elles versent aux gouvernements pour exploiter leurs ressources pétrolières, gazières et minières. Objectif : enrayer la corruption, permettre à la société civile de ces pays de demander des comptes sur l’utilisation de l’argent reçu par les entreprises, et limiter les conflits liés à l’exploitation de ces ressources. [...]
Cette mesure est réclamée depuis 2002 par la coalition d’ONG « Publish What You Pay » (Publiez ce que vous payez), qui dénonce la « malédiction des ressources » des pays pauvres, certes riches en pétrole, gaz et minerais, mais dont la population subit la corruption et les conflits liés à l’exploitation de ces ressources. Global Witness, très active en RDC notamment, a ainsi salué un « nouveau projet de loi sans précédent, qui encouragera une surveillance publique accrue et des pratiques commerciales responsables».  [...]  
En France, le CCFD-Terre Solidaire, le Secours catholique, Oxfam et la plateforme « Publiez ce que vous payez » saluent « une étape décisive vers la transparence du secteur extractif (…) Les citoyens et les associations du Nigeria, du Cambodge, de Birmanie ou encore des deux Congo disposent à présent d’un outil essentiel pour contrôler le niveau des recettes publiques et veiller à leur affectation en faveur du développement économique, agricole et des services essentiels » soulignent les associations.

Carole Hommey présente à l'ISEE


Carole Hommey, Associée de Nicomak, a pu présenter lors de la première rencontre de l'ISEE à Montreuil le 6 avril 2010. Vous pouvez retrouver un résumé des débats sous le lien suivant, et télécharger sa présentation sous ce lien-ci.

Le coût du stress

Novethic, première publication le 28 juillet 2009

Les pertes de qualité, l'absentéisme et le turnover résultant du stress représentent entre 3 et 4% du PIB des pays industrialisés, selon une étude du BIT. En effet, on estime par exemple que le stress serait à l’origine de 50 à 60 % de l’ensemble des journées de travail perdues ! En France, les dernières estimations, qui ne sont pas très récentes, le chiffrent entre 0,8 et 2 milliards d’euros par an. Une étude publiée en 2004 évalue entre 220 500 et 335 000 personnes le nombre de personnes touchées par une pathologie liée au stress professionnel. Le coût social du stress, prenant en compte le prix des soins, l’absentéisme et celui des décès prématurés par rapport à l’âge de la retraite, serait alors compris entre 1 167 et 1 975 millions d’euros. Le coût médical représentait à lui seul 413 millions d’euros, et l’absentéisme était évalué à 279 millions d’euros.

Le stress est lié à la sensation d'un individu d'être en adéquation avec son milieu et les responsabilités demandées. Afin de limiter les effets du stress au travail (et plus généralement des risques psycho-sociaux), les actions suivantes sont recommandées:

  • S'assurer que la charge de travail est en lien avec les capacités du travailleur et les ressources qui lui sont allouées (pour éviter les phénomènes de burn-out);
  • Concevoir des postes de travail stimulant, ayant du sens et permettant aux employés d'utiliser leurs connaisances;
  • Définir précisément les rôles et responsabilités du travailleur;
  • Donner l'opportunité aux travailleurs de participer aux décisions affectant leur travail;
  • Améliorer la communication et diminuer l'incertitude;
  • Combattre les problèmes de discrimination et d'harcèlement.

     

La crise ne remet pas en cause le développement durable

Novethic, 23 mars 2010

La troisième édition du Baromètre FEDERE Les Echos, en partenariat avec La Poste, donne les grandes tendances sur l'attitude et les actions des entreprises en matière de développement durable:

  • 52% des entreprises n'ont pas freiné leurs projets de DD à cause de la crise;
  • pour 31% d'entre elles, la crise a même renforcé leurs politiques DD!
  • Les salariés et les clients apparaissent comme les deux publics prioritaires de leurs politiques.
  • 59% des entreprises ont mis en place une politique de formation (65% pour les plus de 5000 salariés), contre 43% l’an passé;
  • 91% attendent par ailleurs de leurs actions DD qu’elles «  améliorent le climat interne »;
  • La mise en oeuvre d’indicateurs permettant de mesurer l’impact des actions DD  concerne moins d’une entreprise sur deux (45%), alors qu’elles estiment à 82% que c’est  « nécessaire »!

Les entreprises engagent de telles politiques pour « améliorer leur image » (pour 99% d’entre elles), pour « développer l’innovation » (94%), et « être une entreprise dans laquelle on a envie de venir travailler » (93%).

 

RSE et trading

Sous ce lien vous trouverez un article sur de nouvelles discussions concernant le trading d'actions éthiques, comme cela a pu être fait
dans le cas du marché Carbone.

Nous aimons l'idée théorique (cela donne effectivement un incentive tangible aux sociétés pour investir), mais il y a à nos yeux deux grosses limitations:

  • Comment s'accorder universellement sur une mesure de la RSE? comment comparer, échanger un impact social pour un impact économique ou écologique?
  • Qui décidera des points suivants: quelles compagnies participeront? comment les quotas seront attribués? pour quels marchés?

Nicomak offre des solutions pour mesurer le succès d'actions éthiques et RSE au sein d'une société - mais nous sommes conscients qu'il n'y a rien de plus difficile que de comparer pommes et poires ensemble - et qu'il faut vraiment s'assurer de pouvoir le faire avant d'énoncer des plans d'action ....

 

De plus en plus de salariés se disent victimes de discrimination

Le Monde, 28 janvier 2010

Le nombre de victimes de discrimination dans le monde du travail progresse. Selon le baromètre de l'égalité, présenté jeudi 28 janvier, et réalisé pour la troisième année par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) et l'Organisation internationale du travail (OIT), plus d'un tiers (36 %) des salariés du secteur privé révèlent avoir subi une discrimination, alors qu'ils n'étaient que 28 % en 2008 et 25 % en 2009 à faire la même déclaration. Un même phénomène se constate dans la fonction publique, où 26 % des agents disent être victimes de discrimination (contre 22 % en 2009). Dans le secteur privé, l'origine (32 %) reste le premier motif de discrimination.

 

L'éthique d'entreprise est déterminante pour 3 Français sur 4

Extrait du Journal du Net, lundi 23 Novembre 2009. 

La responsabilité sociale, le respect de l'environnementale et les préoccupations éthiques de l'entreprise qui les emploie sont des critères déterminants pour 3 Français sur 4, révèle une enquête menée par le Kelly Global Workforce Index et ayant recueilli l'avis de 100 000 personnes provenant de 34 pays, dont plus de 4 000 en France.

La majorité des Français veut en effet travailler dans un cadre intégrant une dimension éthique, un souci de l'environnement et une politique socialement responsable à l'image de ces 78 % des répondants qui affirment préférer travailler pour une entreprise considérée comme éthique et socialement responsable. 70 % considèrent que lorsqu'ils doivent faire un choix d'employeur, la réputation en termes d'éthique est "très importante".

Toutes générations confondues, les questions d'éthique l'emportent d'ailleurs sur les questions environnementales quand il s'agit de faire un choix d'entreprise. Ainsi alors que 44 % des salariés se disent prêts à accepter un salaire inférieur ou à être rétrogradés pour travailler dans une entreprise ayant bonne réputation en termes d'éthique, ils ne sont que 36 % à le faire pour une entreprise socialement responsable.
Il ressort enfin que la génération des 48-65 ans ("Baby boomers") se sent globalement plus attirée par le fait de travailler pour une entreprise ayant de bonnes pratiques sociales, éthiques et environnementales que les générations X et Y